L’exécution de la Messe du Couronnement et du Requiem, lors de l’inauguration
du monument Mozart à Salzbourg en septembre 1842, a été dirigée par un
compositeur aujourd’hui peu connu, Sigismund Neukomm
(Salzbourg, 1778 – Paris, 1858).
Celui-ci, pourtant, est un témoin privilégié de la réception de Mozart dans
le monde occidental dans la première moitié du XIXe siècle.
Sous son conseil, une des premières exécutions du Requiem dans le Nouveau
Monde a lieu à Rio de Janeiro en 1819. Peu après,
en janvier 1821, il propose une version du
Libera me Domine à grand orchestre pour le
compléter : « Le Libera, qui dans le rite de l’église Romaine
termine la messe pour les morts, manque au Réquiem [sic] de Mozart », écrit-il
dans l’entrée correspondante de son catalogue des œuvres.
Mon travail de thèse porte sur l’établissement du catalogue de ses œuvres.